Faut-il faire de nos enfants des vegans (pour sauver le monde) ?

ludisign
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Category: Education
STOP AU PLASTIQUE! (4)

Je ne sais pas vous, mais j’ai l’impression que le sujet de la viande est devenu brûlant.

En France, il y a quelques années, les végétariens passaient encore aux yeux de la majorité pour des énergumènes impossibles à inviter à dîner. Pire pour les végans, à la limite d’être sommés de rendre leur carte d’identité et priés d’aller pratiquer chez eux sans en parler.

Mais les discours changent, je le vois clairement à la sortie de l’école ou dans les moments d’échange avec les autres parents.

Et il y a une idée qui fait plus qu’émerger, qui commence à ne plus avoir des allures de lubie et qui fait son entrée dans la conscience collective.

« Si on avait tous m*rdé ? »

« Si on avait raté un truc en continuant à manger de la viande sans trop nous poser de questions, juste parce que c’était l’évidence-même ? »

Bon. J’ai décidé de reprendre les arguments clefs, pour tenter d’y voir plus clair, parce que ça a tout de même un impact possible sur la façon dont on doit nourrir toute la famille !!!

Résultat, il y a deux choses totalement différentes qui entrent en jeu si on veut décider (chacun pour sa petite famille hein) de continuer ou non de servir de la viande à nos enfants. 

 

Techniquement, la viande met bien la planète en danger

Les chiffres sont là : presque 80% des gaz à effet de serre liés à notre alimentation viennent de l’élevage.

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source : sciences et avenir, « Les vaches françaises émettent autant de gaz en un an que 15 millions de voitures ! »

Mais il faut bien voir que c’est bien la façon dont nous la consommons en tant que telle. Pas la viande dans sa nature. C’est parce qu’on en mange énormément qu’on atteint de tels chiffres. D’où le choix des flexitariens (c’est drôle, le correcteur orthographique ne reconnaît pas encore ce mot) de « faire gaffe » : en manger, mais moins.

En pratique, il y a aussi le fait que toutes les viandes ne se valent pas : c’est parce qu’on consomme énormément de bœuf (dix fois pire que le poulet par exemple) qu’on en est arrivés là. D’où à nouveau cette idée d’en manger, mais mieux.

Soit au total, moins mais mieux. Ou juste pas du tout. Sur le plan purement logique, ce seul argument ne permet visiblement pas totalement de trancher et de décider si oui ou non on va mettre du poulet haché dans l’assiette du petit. Il semble y avoir un consensus sur le fait qu’il faudrait manger différemment mais pas forcément végan pour sauver la planète.

Sauf qu’il y a un autre argument.

Celui des valeurs. Et chez de plus en plus de gens, il fait pencher la balance. Au point que de plus en plus de parents choisissent d’élever leurs enfants sans viande du tout. 

 

La viande est-elle un « défaut » de notre humanité ?

L’argument est de plus en plus présent dans le débat. Beaucoup de personnes en font une question d’humanité.

Ceux qui considèrent l’animal comme l’égal de l’homme, déjà. Pour eux, il est naturellement hors de question de le faire passer dans son assiette. On n’y mettrait pas tata Yolande, alors pourquoi diable y mettre Gégé l’agneau ?

Mais il y a quelque chose qui est plus nouveau et qui revient régulièrement. C’est l’idée que même sans forcément voir l’animal comme égal à l’homme, on devrait toutefois considérer qu’il est de notre devoir de le protéger, que cela fait notre humanité.

Quelle que soit la place qu’on donne à l’animal et à l’homme, on peut donc au final se retrouver avec cette même idée : ne pas manger d’animaux serait en fait tout simplement plus humain.

On en est arrivé à un stade de la société où les humains ont littéralement décidé de se poser la question : est-il correct de manger des animaux (bien sûr certains l’ont fait avant, on parle bien ici du phénomène qui touche la société française et des éléments culturels qui ont fondé la forme qu’elle a aujourd’hui, dans notre quotidien).

Et forcément, on ne peut plus se poser la question sans se demander, inévitablement, ce qu’il faut dire à nos enfants.

Toute l’éducation qu’on donne à nos petits vise à les rendre autonomes et à leur permettre de faire des choix par rapport à ce qui est juste pour eux (bien résumé, hein :D).

Autant dire que la question est devenue inévitable. Et là, c’est à chacun de voir ce qu’il en pense.

 

Ok, alors au final, faut-il faire de nos enfants des végétariens ou même des végans ?

Il y a deux questions à se poser pour faire notre choix.

Il y a l’aspect climatique (le CO₂, tout ça tout ça) qui ne permet visiblement pas mathématiquement de pencher pour un oui total puisqu’en manger moins mais mieux pourrait visiblement « suffire ».

Et il y a le côté humain, qui lui, doit permettre à chacun de trancher, selon ses valeurs. J’ai bien sûr un avis sur la question, mais je pense surtout que l’important est de savoir ce que l’on défend au fond de soi, pour quelle raison,  et de se poser avec nos enfants, la question…

 

Pas vous ?

PS :  Il n’y a pas que les choix qui se font dans l’assiette, c’est un tout, on le sait tous. Récemment, on parlait de comment éviter les jouets en plastiques.

 

 

 

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