Avoir un lombricomposteur est-il vraiment écologique?

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Il y a peu, on se demandait s’il fallait encourager nos enfants à devenir végétariens pour sauver la planète. Ça a fait débat, normal.

Faut dire qu’on aime bien poser des questions qui gratouillent.

Allez on repart avec une question à mille euros.

Vous êtes prêts ?

Est-ce que le fait d’équiper son petit appartement parisien d’un lombricomposteur est vraiment positif écologiquement ? Ou est-ce qu’en voulant bien faire, on n’a pas au final un impact négatif ?

Pour certains d’entre vous, la réponse est peut-être évidente. Mais on n’a trouvé la réponse nulle part sur le web, et on est convaincus qu’on n’est pas les seuls à se la poser, et surtout, qu’il faut toujours toujours se méfier des évidences.

Alors essayons de tout détricoter avec des infos concrètes pour se faire un avis et le partager avec vous.

 

Il y a d’abord l’impact de l’achat

Consommer n’est pas neutre, même quand on achète un produit aux vertus écologiques. Cela aura toujours plus d’impact sur la planète que de ne rien acheter sur le moment.

Acheter un lombricoposteur a donc en soi au moment de l’achat un impact négatif sur les ressources de la planète.

Il y a la matière première prélevée directement ou indirectement à la nature, la fabrication qui a demandé de l’énergie et utilisé d’autres ressources, il y a la carbone lié au transport, il y a aussi celui de la commande des vers…

 

Ok, mais cet impact est-il plus important que le bénéfice de tous ces déchets qui ne seront pas transportés et brûlés ?

Pour le savoir, il faudrait pouvoir calculer l’un et l’autre. Nous n’avons trouvé aucun calculateur “d’impact écologique” pour des actions précises.

Il existe bien de super calculateurs, qui permettent d’estimer l’impact global de notre mode de vie. Mais à notre connaissance, il n’en existe pas pour des actions individuelles.

Si vous connaissez, on prend les adresses.

 

On va quand même sacrément réduire nos déchets, et donc leur impact à eux non ?

Les lombrics sont des goinfres. En fait, on dit lombrics par flème, mais il faut savoir que ce sont d’autres vers qui sont utilisés dans le vermicompostage, à savoir des Eisenia.

Anyway.

Les vers en question ont donc l’habitude de manger énormément, mais alors vraiment énormément.

Et comme en plus ils se reproduisent comme des fous, ils vont vite arriver sans peine à vous débarrasser de tous vos déchets organiques (enfin ceux qu’ils peuvent manger hein, n’allez pas les vermifuger à coup d’ail).

Ça tombe bien qu’ils soient aussi goinfres, parce que 25 à 40% de nos déchets sont compostables.

Vous imaginez, réduire vos poubelles de moitié ? À l’année, ça fait un sacré paquet de sacs poubelle en moins, de voyages de camion poubelle, d’essence de camion poubelle, et même tiens de camions poubelle tout court, mais aussi beaucoup moins de brûlage de déchets.

 

Donc sans avoir les chiffres exacts, on ne peut pas s’avancer, mais…

Il semble qu’on ait quand même une balance qui penche pas mal du côté de l’impact positif. On en appelle aux mathématiciens pour un coup de main, si vous en avez un sous la main. Mais à vue de nez, entre l’impact ponctuel de la production et du transport du lombricomposteur, et tout ce que ça évite derrière comme gâchis de ressources, il n’y a pas photo, ça vaut le coup.

 

Et puis il y a moyen de faire les choses encore mieux (comme toujours quand on touche au green).

En fabriquant son lombricoposteur soi-même par exemple, ou en recyclant de vieux bacs en plastique ou des caisses en bois par exemple, on peut faire encore plus pencher la balance du côté du bien.

Voilà une activité sympa à faire en famille, entre deux jeux de société collaboratifs :p

 

L’autre impact positif secret du lombricomposteur

Il y a un autre impact hyper important à prendre en compte. C’est celui de l’engrenage positif.

Quand on fait l’effort de passer au lombricoposteur, parce que ça demande un certain effort, ou encore de faire ses produits cosmétiques soi-même, il y a (au moins) deux choses super positives qui s’enclenchent.

La première, c’est qu’on n’a pas envie d’aller gâcher ce geste juste derrière. Autrement dit, plus on introduit de petits efforts individuels dans notre quotidien, plus on a envie d’en introduire d’autres.

Parce que quand on se motive à découper sa nourriture en petits morceaux pour nos amis rampants, on y pense à deux fois au moment de s’emparer du paquet de gâteaux où tous sont emballés individuellement au moment des courses. Bref, c’est un cercle vertueux.

Il y a autre chose.

On se met à en parler autour de soi. Et on devient plus exigeants par rapport à ce que nos politiciens mettent (ou pas), en place. Nos petits gestes ont un impact qui dépasse le cadre domestique, qui vient nourrir des questions de société.

La conclusion ? C’est qu’on n’a pas les chiffres pour dire si toutes ces poubelles de gagnées compensent l’achat du lombricoposteur en terme d’impact, mais que la longue liste des bénéfices directs plus des bénéfices collatéraux sur du long terme sembleraient faire pencher la balance vers le oui…

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