5 façons de gérer un énorme caprice

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Catégorie: Education
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Comment gérer un enfant qui fait une grosse crise ? LA solution n’existe pas. Alors que faire quand son enfant se roule par terre au supermarché devant les Pom’potes ? Il n’existe pas de solution miracle, mais il y a bien des outils qui font une grosse différence. Petit tour d’horizon pour ceux qui ont tout essayé…

 

Posez la bonne question

Il ne faut pas oublier que les enfants sont moins bien équipés que nous pour exprimer leur ressenti et leurs envies. La crise, c’est une façon de traduire quelque chose. Donc savoir quoi, c’est la première étape pour faire avancer le schmilblick.

Mieux vaut éviter de mettre la réponse dans la question (« tu es fatigué, c’est ça ? »). On pose plutôt une question ouverte : « Pourquoi tu es en colère/tu pleures ? », « qu’est-ce qui se passe ? ». Le but est d’identifier si la crise est plutôt liée à :

–  une frustration (« Je veux ce jouet ») > Beaucoup de parents s’aperçoivent qu’il leur suffit alors d’expliquer la vraie raison du refus en s’assurant que le message soit compris.

– un besoin d’attention (« On n’a pas communiqué depuis 20 minutes ») > On a de grandes chances d’améliorer la situation en valorisant le moment comme un moment partagé (tiens, raconte-moi ce que tu as vu d’intéressant sur le chemin, etc.).

– une émotion/situation inconfortable («  Je suis épuisé dans cette file d’attente de la poste qui n’en finit pas ») > Si vous cherchez ensemble une solution qui vous conviendrait à tous les deux, vous aurez fait un grand pas vers le calme.

 

Évitez les menaces irréalistes

D’abord parce qu’un enfant sait très bien qu’un adulte ne le laissera pas vraiment au bord de la route s’il continue à hurler dans la voiture.

Cela décrédibilise le parent : si ce qu’il dit est visiblement faux, pourquoi le reste serait-il vrai ?

 

Serrez-le très fort

Un caprice, c’est souvent une façon de décharger un trop-plein d’émotion. Isabelle Filliozat rappelle qu’il ne s’agit pas tant d’une attaque que, paradoxalement, d’une marque de confiance :

« N’oubliez pas que vous êtes le réceptacle privilégié de ses souffrances non parce que vous n’avez pas d’autorité […], mais parce qu’il/elle est en sécurité avec vous. »

Accueillez toutes ses émotions en ouvrant grand les bras, vous verrez l’effet peut être impressionnant.

 

Utilisez le message « je »

Parce que si crise il y a, c’est bien à vous qu’elle s’adresse. L’interlocuteur, ce ne sont pas les témoins qui sont autour à la caisse, ni le petit frère qui est à côté.

Une partie de votre réponse peut donc consister à exprimer votre réaction. Ce que la situation vous fait, sans être dans l’accusation, mais dans le partage d’information.

C’est le moment de faire preuve d’empathie !

 

Évitez le caprice

Savoir adapter

Un caprice, c’est toujours le résultat de quelque chose. Et en tant que tel, il est donc possible de l’éviter. Ce n’est pas une faiblesse de décaler les courses après la sieste de Gaspard ou de tenir compte du fait qu’Éloise tient mieux le coup le matin. C’est simplement une bonne gestion des rythmes de chacun.

Préparer le terrain

Vous avez peut-être remarqué que le caprice a tendance à surgir au supermarché ? Ou dans la rue ? Poser les règles d’emblée avant de partir, c’est déjà une façon de l’éviter. On parle ici de règles positives, « on va faire les courses tranquillement, ce sera un moment agréable, à nous deux », plutôt que « ne me fais pas de crise au supermarché hein ».

Le faire participer

Il s’agit de lui donner un vrai rôle, qu’il peut tenir et qui lui fournira des objectifs dans les situations généralement critiques. Tenir la liste des courses, ça ne constitue pas vraiment un rôle, soyons honnête. Par contre, choisir les légumes ou peser les fruits, oui.

 

BONUS : Restez cohérent. Que ce caprice résulte d’une grosse fatigue ou que votre enfant soit en train de tester les limites, la constance de la réponse d’une fois sur l’autre a autant d’importance. Dans les deux cas, elle offre des repères stables. Il en faut pour construire des solutions !

PSST : le truc magique pour ne plus se laisser interrompre !

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